Internet dans les pays Arabes

Voici un graphique très intéressant réalisé par Dicover Digital Arabia présentant l’utilisation d’Internet dans les pays Arabes. Actuellement, nous n’entendons parlé que des BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) comme relais de croissance pour les entreprises occidentales. 

Néanmoins, beaucoup plus proche de l’Europe se trouve une zone économique extrêmement dynamique, avec une population dépassant les 300 millions de personnes, équivalente à celle du Brésil et de la Russie réunies. De plus, cette population dispose d’un des taux de natalité le plus élevé.

Certes cette zone n’est pas homogène en termes de système politique, de richesses nationales ou de répartition des revenus, néanmoins ils disposent d’une même langue (l’Arabe littéraire) ainsi que de points communs rendant des politiques commerciales transnationales possibles. Ceci est vrai tout particulièrement pour les entreprises digitales et les e-business.

Ainsi, nous pouvons facilement subdiviser les pays Arabes en 3 zones relativement homogènes, pour lesquelles une politique commerciale commune peut être adoptée:

1- Les pays du Golfe (GCC): avec une puissance financière importante, des économies dynamiques, un pouvoir d’achat élevé, une culture et des modes de vies proches, et une zone économique qui facilite les échanges et les déplacements. Dubaï représente la meilleure porte d’entrée pour cette zone.

2- Le proche orient, regroupant les pays du Levant (Liban, Syrie, Jordanie, Territoires Palestiniens), l’Egypte, le Soudan et l’Irak, qui représente un zone certes moins intégrée que les GCC, mais qui ont suffisamment de points communs et d’entreprises couvrant la totalité de cette zone qu’une politique commerciale régionale commune est tout à fait possible. Le Liban représente la meilleure porte d’entrée de cette zone.

3- Les Pays du Maghreb (Algérie, Maroc et Tunisie), qui constitue la zone Francophone d’Afrique du Nord, auxquels nous pouvons rajouter la Libye et la Mauritanie, en raison des liens historiques entre le Maroc et la Mauritanie, ainsi qu’entre la Tunisie et la Libye. La Tunisie représente la meilleure porte d’entrée de la Zone.

Bien que les changements politiques et les troubles qui ont eu lieu en 2011 et 2012 dans ce qui est communément appelé le printemps Arabe ont fragilisé certaines de ces économies, la zone représente toujours un marché important et en croissance pour les entreprises digitales.

De plus, les tickets d’entrées actuels pour ces marchés sont bien moins élevés que pour les BRIC, et souvent moins compliqués au niveau réglementaire, du moins au niveau des pays indiqués comme portes d’entrées.

C’est donc le meilleur moment d’y aller, et d’occuper le terrain tant que les tickets sont aussi bas, et la concurrence relativement faible.